Archive for février, 2007

Bravo Jean-Marc Vallée

Mercredi, février 21st, 2007

Noêl Mitrani & Jean-Marc vallée
En compagnie de Jean-Marc Vallée à la Cinémathèque de Montréal.

Variety annonce que Jean-Marc Vallée, le réalisateur québécois du superbe C.R.A.Z.Y., vient de signer avec Hollywood pour un budget de 30 millions de dollars. Le film, intitulé The Young Victoria, racontera la jeunesse de la reine Victoria. Avec un tel sujet on salive déjà. Et puis, attention attention, le film sera produit par… Martin Scorsese himself! Scorsese, mon idole ! C’est magnifique. Je suis épaté et ému de penser que Pierre-Luc Brillant qui a joué dans C.R.A.Z.Y. a également joué dans “Igor Rizzi”. Je suis également ému quand je relis ces quelques lignes que Jean-Marc Vallée a consacré à mon film en janvier dernier dans la revue Ici :”C’est un très très beau et bon moment de cinéma. C’est un metteur en scène sensible, habile. Il a compris quelque chose. Aussi jeune, c’est rare d’avoir une telle maîtrise. C’est un talent à suivre, un vent de fraîcheur.” Wouah, n’en jetez plus. Merci Jean-Marc et bravo.


Vunérable or not to be

Lundi, février 19th, 2007

faye dunaway
Faye Dunaway dans Network de Sidney Lumet 1976.

Voilà ce que Sidney Lumet avait dit à Faye Dunaway qui s’inquiétait du personnage monolithique qu’il lui proposait d’interpréter dans Network: “Je sais ce que tu vas me dire. Où est la vulnérabilité du personnage? Ce n’est pas la peine de me le demander, il n’en a pas. Je dirai même plus, si tu cherches à glisser des éléments de vulnérabilité dans ce personnage, ce sera une perte de temps car je m’en débarrasserai dans la salle de montage!” Derrière ces mots, Faye Dunaway se mit à rire… Au tournage elle respecta la règle dont ils avaient convenu, à savoir aucune trace de sentimentalisme, et elle rafla l’Oscar. Cette expérience est édifiante. Un principe quasiment inviolable veut qu’un personnage principal, aussi dur soit-il, soit dans l’obligation de montrer des moments de vulnérabilité. Cette loi est souvent nuisible, mais l’enfreindre est pour le moins “casse-gueule”. Car il n’est pas donné à tous les réalisateurs et acteurs de décrire de bout en bout un personnage monolithique sans tomber dans la caricature ou l’effet catalogue. L’argument évidemment étant qu’un personnage principal qui jouerait les méchants à chaque scène finirait par lasser le spectateur et s’amputer de son pouvoir d’identification… Le brio de Faye Dunaway dans ce film est précisément d’avoir su mettre des nuances dans son jeu tout en gardant le cap. Moralité, il est presque impossible d’imposer un scénario qui dépeigne un personnage invulnérable.


The Globe And Mail

Mercredi, février 7th, 2007

globe and mail

Le Globe and Mail est avec le Toronto Star le quotidien anglophone le plus ancien, le plus respecté et le plus lu au Canada. D’un tirage hebdomadaire d’environ 2 millions d’exemplaires, le Globe And Mail est une institution. Tout ça pour dire qu’aujourd’hui 7 février 2007, dans le feuillet “Review”, Guy Dixon me dresse le portrait sur une demie page, les mots qu’il utilise pour parler de moi et de mon film me vont droit au coeur.
Voici la version web de l’article :

http://www.theglobeandmail.com/servlet/story/LAC.
20070207.RIZZI07/TPStory/TPEntertainment/Movies/

Première à Toronto

Mardi, février 6th, 2007

r2

R4

r3

royal 1

C’est au cinéma Royal (Royal Theatre en anglais), un superbe cinéma art Déco de 350 places situé au coeur du quartier branché de Little Italy, qu’a eu lieu la Première de mon film à Toronto. Après la projection, un groupe de cinéphiles fans de mon film m’a fait l’honneur de m’inviter boire un verre dans un bar pour me questionner. Armé de mon verre de whisky, l’humeur joyeuse et la tête un peu ivre, j’ai répondu en anglais et avec bonheur aux questions qui fusaient. Un grand moment de détente et de plaisir. A ma gauche sur les photos, la barbe grisonnante, se tient Stacey Donen, le programmateur du cinéma Royal et surtout l’homme à qui je dois ma sélection au festival de Toronto en septembre dernier. Merci Stacey.

Toronto m’ouvre sa porte

Vendredi, février 2nd, 2007

eye weekly bis

Jason Anderson dans Eye Weekly décerne 4 étoiles à mon film.

Un an jour pour jour après le début du tournage, le film sort en salles à Toronto. Son passage le 31 janvier par la Cinémathèque, où le public venu nombreux a chaudement applaudi, semble un bon présage pour la suite. C’est un pur bonheur de découvrir la presse ces jours-ci, du Toronto Star, en passant par le National Post, le Toronto Sun, les hebdos culturels Eye Weekly et Now, le Torontoist ou encore le quotidien Metro, les journalistes anglophones saluent mon film et m’accordent jusqu’à 4 étoiles! Même lorsqu’une critique est mesurée, comme dans le Globe and Mail, le journaliste ne manque pas de souligner l’originalité du film. Dans le Toronto Star, le personnage qu’interprète Laurent Lucas est comparé à Tom Hanks dans “Cast Away”! Je multiplie les interviews télé et radio dans un anglais approximatif et je suis ravi de constater le niveau élevé des questions, il faut croire que la dimension dramatique et l’humour du film touchent les gens. Déjà avec la sortie à Montréal j’avais goûté au plaisir de plusieurs belles critiques et voilà qu’à présent c’est Toronto qui s’y met. C’est une curieuse expérience d’assister à la médiatisation de son travail, et de voir son portrait dans les journaux en prenant son café dans un Starbucks.

Eye Weekly :
http://www.eye.net/eye/issue/issue_
02.01.07/film/lead.php

Toronto Star :
http://www.thestar.com/
artsentertainment/article/177426

Toronto Sun :
http://www.torsun.canoe.ca/Entertainment/
Movies/Reviews/2007/02/02/3506370-sun.html

National Post :
http://www.canada.com/nationalpost/story.
html?id=8361be3d-cec6-43fb-9d98-2f115e25c0e0

Torontoist :
http://www.torontoist.com/archives/
2007/01/tall_poppy_inte_46.php